Par quoi commencer lorsqu' on voit l' immensité de cet univers. En disant que le hip hop regroupe le rap, le graff, le break et les DJs. Cette culture urbaine est issue des ghettos Américain de la fin des années 70. Je vais seulement vous parler du rap car il me faudrait des années pour traiter l' ensemble et surtout car c' est la domaine que je maîtrise le mieux.
"J' ai là ma raison d' être, R.A.P en trois lettres ma bible, mon concept, mon intellect, mon dialecte».Rocca.
Pour les indécis de cette vague déferlante un bref historique s' impose. Nous sommes donc en 1976 dans un ghetto noir Américain au beau milieu d' une rue barricadée par deux voitures de chaque coté. Aux quatre coins, accrochés aux quelques lampadaires, des éclairages de fortune et, à la fenêtre d' un bâtiment, un DJ s' apprête à délivrer tout son style pour faire vibrer l' ensemble du quartier au son des meilleurs beats et instrus funk du moment . Bass montées à outrances, master pointant dans le rouge, platines enclenchées, coût de main précis et rapide pour un premier scratch: les premières block party peuvent alors commencer. Tous les fêtards, amoureux de cette nouvelle musique, viennent ici danser toute la nuit pour un prix d' accès symbolique. L' important reste le plaisir et non les bénéfices engrangés par ces raids urbains. A l' origine, le DJ mixait accompagné d' un MC (maître de cérémonie) qui se contentait de balancer quelques mots au micro pour ambiancer et euphoriser les noctambules piqués à vif par ces rythmes tranchants et ces mélodies éléctros. Le rôle du MC reste par conséquent relativement mince. Jusqu' au moment où les DJs remarquent que les phases simplifiées au maximum (juste un beat) sont celles qui cartonnent le plus et qui maintiennent les danseurs dans une cadence effrénée. Le MC possède alors un espace adéquate sur l' instrumentale pour cracher des textes plus long, les premiers rimés. Au départ ils se résument à de pures égotrypes, on privilégie le flo, la technicité et les combats de MC voient le jour. Avec le temps, une volonté d' acier et des rappeurs prêts pour une révolution musicale cinglante, le rap naît et tire ces partisans vers une nouvelle nation. Le temps continue de passer et les rappeurs percutent désormais avec des textes racontant des histoires sombres ou simplement dénonçant avec rage un quotidien violent et une mise à l' écart évidente de la société. La génération résistante émerge et nul ne sait l' ampleur que se phénomène va prendre. Le rap s' incruste dans les moeurs et s' apprête à conquérir le monde...
La France, jusqu' ici oubliée de se soulèvement musical connaît ces premiers fris sons dans les années 80, 85. Les habitants des banlieues défavorisées rencontrent grâce aux sons importés des USA, exemple le mythique ''Rappers' Delight'' de Sugarhill Gang (1979), un style inimitable épousant à la perfection leur mode de pensé, leurs habitudes. Le pays s' infecte de cette coupure et finit gangrené à tous les étages. Le rap a débarqué en France et il ne repartira jamais. Par la suite, ce qui doit arriver arrive les premiers rappeurs Français prennent le devant et apprennent à dompter la rime. Les groupes comme Ministère A.M.E.R (Stomy Bugsy et Passi) , Suprême NTM (Joey Starr et Koolshen) déboulent à pleine vitesse. Le rap Français continuera son ascension pour se créer sa propre personnalité, gagner de la maturité et revendiquer son indépendance pour devenir ce qu' il est aujourd'hui.
